Bettens chante : Cette année là
Le hangar de Jean-François et Marc-Henri Fontannaz est, l’espace d’un soir, une agréable salle de caf’conc’!!
En effet, le toujours enthousiaste Chœur de Bettens nous fait revivre, dans une joyeuse ambiance, les années 50-70. Douze chansons de l’époque : Nathalie, Quand Jules est au violon, Les bals populaires, Céline, Retiens la nuit … D’autres encore dues aux artistes que nous aimons : Brel, Nino Ferrer, Sardou, Bécaud, Johnny Hallyday et j’en passe. Années qui virent naître une bonne partie des membres du Chœur.
Entre parenthèses, cette coïncidence incita d’ailleurs certains à organiser un concours original consistant à découvrir qui, parmi les choristes, était contemporain de telle ou telle chanson de l’époque.
Le Chœur de Bettens, bande de copains et copines, est jeune, « cool », dirait son président Guy-Claude Portmann. Et celui qui assiste, pour la première fois à un concert de ce chœur reste interloqué : ici, pas de complet-veston, ni jupe-tailleur mais jeans, shorts, tenues fantaisistes, voire perruques vertes, rouges ou brunes, lunettes noires. Un motard sur sa Harley Davidson n’arrive-t-il pas en vrombissant devant la scène quand l’orchestre entame l’Amérique.
L’ambiance est joyeuse, le public conquis tape des mains, marque la cadence, applaudit, chante et la directrice Denise Rochat, précise, exigeante, heureuse, apprécie le remarquable résultat des longues répétitions, car les partitions étudiées, dissonantes parfois, rythmées, syncopées, sont loin d’être faciles à assimiler par des amateurs. Et la mise au point avec le duo Luc et Patrick, sono et guitare, mais entraînant en diable, n’est pas chose aisée. Tout est si enlevé que l’on s’enthousiasme.
Pensez, ils sont moins de vingt et pourtant tout est équilibré, chaque registre bien uni, bien fondu, aucun ne se prenant pour Johnny ou Bécaud.
Bravo, Chœur de Bettens, continuez dans la ligne choisie et nous nous réjouissons déjà à l’annonce du prochain concert.
R. Portman
21 juin 2002
Gros de Vaud
